Dans l’arène politique sénégalaise, l’heure n’est plus aux atermoiements mais aux clarifications définitives. C’est le message sans équivoque qu’a martelé Ousmane Sonko lors d'une tribune publique à Bambey. Face à ses partisans, le leader des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité (Pastef) a dressé un mur d'inflexibilité contre l'hypothèse d'un report des élections locales, prévues pour le mois de janvier 2027.
Pour l'ancien opposant, aujourd'hui au faîte du pouvoir, la transition entre l'ancien régime et le nouveau doit impérativement se solder dans les urnes. « La phase de clarification politique est désormais révolue ; seule subsiste la clarification électorale. C’est au peuple souverain qu’il appartient de trancher », a-t-il clamé avec force. Maniant l'ironie pour piquer ses détracteurs, il s'est interrogé sur les réticences de ses adversaires : « Ils s’enorgueillissent d’avoir vidé le Pastef de sa substance, de s'être arrogé le soutien de l’ensemble des magistrats municipaux du Sénégal et d’avoir investi toutes les directions générales. Dès lors, de quel effroi sont-ils saisis ? Allons aux urnes. Ces élections, nul ne saurait en différer l'échéance, car elles sont rigoureusement encadrées par les textes de lois. »
Le spectre du parjure et le souvenir des martyrs
Élevant le débat à une dimension quasi constitutionnelle et morale, Ousmane Sonko a averti que toute tentative de repousser ce scrutin s'apparenterait à une forfaiture démocratique. Selon lui, si le président de la République cédait à la tentation du report, il commettrait une violation flagrante de la légalité et trahirait le serment solennel de respecter et de faire respecter la Charte fondamentale du pays.
Le leader de Pastef a également convoqué la mémoire collective et le sacrifice des récents combats démocratiques pour justifier sa posture. « Il convient de ne point ensevelir dans l'oubli que trois nobles vies furent fauchées dans l’âpre combat mené contre le report d’un précédent scrutin. Le chef de l'État d'alors ambitionnait d'ajourner les échéances, et le peuple, debout, s'y est opposé. C'est cette lutte héroïque contre le report qui nous a portés aujourd'hui aux responsabilités. Quelle cause légitime pourrait donc justifier qu'une fois investis du pouvoir, nous songions à reporter le tout premier scrutin de notre magistère ? », s'est-il offusqué, convoquant l'éthique de cohérence.
L’intangibilité du calendrier républicain
Distinguant subtilement les contingences politiques des impératifs légaux, Ousmane Sonko a rappelé que si les élections législatives de 2024 ont revêtu un caractère exceptionnel – dicté par la dissolution de l’Assemblée nationale –, les élections locales, quant à elles, relèvent de l'ordre normal et prévisible des institutions.
« C’est une obligation impérieuse. Lorsqu’une élection est formellement inscrite au calendrier républicain, le temps n’attend point qu’une personnalité soit prête ou qu’un tiers achève l’édification de sa formation politique. L’échéance doit être scrupuleusement honorée en janvier 2027 », a-t-il asséné avec une rigueur géométrique.
En guise de conclusion, le leader politique a jeté une ombre de suspicion sur la diligence des autorités chargées de l'organisation du scrutin. Il a vivement déploré qu'à seulement quelques encablures de cette échéance cruciale, l’indispensable processus de révision des listes électorales n'ait toujours pas été amorcé, y voyant un retard injustifiable qu’il conviendra de corriger au plus vite pour garantir la sincérité du vote à venir.
Pour l'ancien opposant, aujourd'hui au faîte du pouvoir, la transition entre l'ancien régime et le nouveau doit impérativement se solder dans les urnes. « La phase de clarification politique est désormais révolue ; seule subsiste la clarification électorale. C’est au peuple souverain qu’il appartient de trancher », a-t-il clamé avec force. Maniant l'ironie pour piquer ses détracteurs, il s'est interrogé sur les réticences de ses adversaires : « Ils s’enorgueillissent d’avoir vidé le Pastef de sa substance, de s'être arrogé le soutien de l’ensemble des magistrats municipaux du Sénégal et d’avoir investi toutes les directions générales. Dès lors, de quel effroi sont-ils saisis ? Allons aux urnes. Ces élections, nul ne saurait en différer l'échéance, car elles sont rigoureusement encadrées par les textes de lois. »
Le spectre du parjure et le souvenir des martyrs
Élevant le débat à une dimension quasi constitutionnelle et morale, Ousmane Sonko a averti que toute tentative de repousser ce scrutin s'apparenterait à une forfaiture démocratique. Selon lui, si le président de la République cédait à la tentation du report, il commettrait une violation flagrante de la légalité et trahirait le serment solennel de respecter et de faire respecter la Charte fondamentale du pays.
Le leader de Pastef a également convoqué la mémoire collective et le sacrifice des récents combats démocratiques pour justifier sa posture. « Il convient de ne point ensevelir dans l'oubli que trois nobles vies furent fauchées dans l’âpre combat mené contre le report d’un précédent scrutin. Le chef de l'État d'alors ambitionnait d'ajourner les échéances, et le peuple, debout, s'y est opposé. C'est cette lutte héroïque contre le report qui nous a portés aujourd'hui aux responsabilités. Quelle cause légitime pourrait donc justifier qu'une fois investis du pouvoir, nous songions à reporter le tout premier scrutin de notre magistère ? », s'est-il offusqué, convoquant l'éthique de cohérence.
L’intangibilité du calendrier républicain
Distinguant subtilement les contingences politiques des impératifs légaux, Ousmane Sonko a rappelé que si les élections législatives de 2024 ont revêtu un caractère exceptionnel – dicté par la dissolution de l’Assemblée nationale –, les élections locales, quant à elles, relèvent de l'ordre normal et prévisible des institutions.
« C’est une obligation impérieuse. Lorsqu’une élection est formellement inscrite au calendrier républicain, le temps n’attend point qu’une personnalité soit prête ou qu’un tiers achève l’édification de sa formation politique. L’échéance doit être scrupuleusement honorée en janvier 2027 », a-t-il asséné avec une rigueur géométrique.
En guise de conclusion, le leader politique a jeté une ombre de suspicion sur la diligence des autorités chargées de l'organisation du scrutin. Il a vivement déploré qu'à seulement quelques encablures de cette échéance cruciale, l’indispensable processus de révision des listes électorales n'ait toujours pas été amorcé, y voyant un retard injustifiable qu’il conviendra de corriger au plus vite pour garantir la sincérité du vote à venir.


Élections locales : Ousmane Sonko met en garde contre tout report éventuel
