C’est une sentence aux allures d’exorcisme politique, lâchée comme un couperet dans l’arène des ambitions déchaînées. « Fii, saa fitnë dootufi nanee ñeex ».
Par cette formule sans équivoque, le chef de l’État, portant sur les fonts baptismaux sa nouvelle formation, KIIRAAY - Les Patriotes républicains, s’est fendu d’une mise en garde dont le destinataire serait son ancien Premier ministre, tapi dans l’ombre des disgrâces récentes.
En tout cas, bon nombre de Sénégalais croient savoir qu’il fait allusion à son désormais ex « frére siamois ».
Traduite en substance par l'arrêt définitif des tolérances coupables, cette sortie théâtralise une rupture désormais consommée au sommet de l’exécutif, sur fond de recomposition opportuniste de la majorité et de divorce fracassant avec le Pastef.
Pendant que l'ex-chef du gouvernement et ses lieutenants s'activent dans une frénétique campagne de vente de cartes de membres pour compter leurs troupes, le palais présidentiel tente de reprendre la main, invoquant la stabilité et la paix durable d’un Sénégal fatigué de ses propres vertiges.
Mais ce duel au sommet, nourri de divergences affichées et de monologues désaccordés adressés à la Nation, résonne tragiquement à l'oreille d'un peuple singulièrement absent de ces calculs d'appareil.
Car au-delà des estrades et des postures, le constat est sans appel : après trente mois d’un magistère messianique, le réveil est brutal pour la communauté des citoyens. Eux qui espéraient l'allègement de leur fardeau quotidien et le raffinement de leur niveau de vie assistent, impuissants, au spectacle d'une gérontocratie de la promesse qui s'étripe pour sa survie. À l’exception notable des courtisans du jour et des cercles d'initiés qui s'engraissent aux prébendes du pouvoir, le Sénégalais Lambda trinque, abandonné à la dureté d'une conjoncture que le mirage du « changement systémique » n'a pas suffi à dissiper.
Pendant que les professionnels de la politique consument le temps républicain à baliser les chemins des futures échéances locales, législatives et présidentielles, une force invisible s'organise dans le secret des consciences.
Cette masse silencieuse, étrangère aux meetings encartés et aux dévotions partisanes, écoute, observe et dissèque chaque reniement. Elle n'est pas dupe. Loin du tumulte des meetings, c’est dans la solitude souveraine de l’isoloir que se scellera, le moment venu, le destin des illusionnistes.
À bon entendeur…
Par cette formule sans équivoque, le chef de l’État, portant sur les fonts baptismaux sa nouvelle formation, KIIRAAY - Les Patriotes républicains, s’est fendu d’une mise en garde dont le destinataire serait son ancien Premier ministre, tapi dans l’ombre des disgrâces récentes.
En tout cas, bon nombre de Sénégalais croient savoir qu’il fait allusion à son désormais ex « frére siamois ».
Traduite en substance par l'arrêt définitif des tolérances coupables, cette sortie théâtralise une rupture désormais consommée au sommet de l’exécutif, sur fond de recomposition opportuniste de la majorité et de divorce fracassant avec le Pastef.
Pendant que l'ex-chef du gouvernement et ses lieutenants s'activent dans une frénétique campagne de vente de cartes de membres pour compter leurs troupes, le palais présidentiel tente de reprendre la main, invoquant la stabilité et la paix durable d’un Sénégal fatigué de ses propres vertiges.
Mais ce duel au sommet, nourri de divergences affichées et de monologues désaccordés adressés à la Nation, résonne tragiquement à l'oreille d'un peuple singulièrement absent de ces calculs d'appareil.
Car au-delà des estrades et des postures, le constat est sans appel : après trente mois d’un magistère messianique, le réveil est brutal pour la communauté des citoyens. Eux qui espéraient l'allègement de leur fardeau quotidien et le raffinement de leur niveau de vie assistent, impuissants, au spectacle d'une gérontocratie de la promesse qui s'étripe pour sa survie. À l’exception notable des courtisans du jour et des cercles d'initiés qui s'engraissent aux prébendes du pouvoir, le Sénégalais Lambda trinque, abandonné à la dureté d'une conjoncture que le mirage du « changement systémique » n'a pas suffi à dissiper.
Pendant que les professionnels de la politique consument le temps républicain à baliser les chemins des futures échéances locales, législatives et présidentielles, une force invisible s'organise dans le secret des consciences.
Cette masse silencieuse, étrangère aux meetings encartés et aux dévotions partisanes, écoute, observe et dissèque chaque reniement. Elle n'est pas dupe. Loin du tumulte des meetings, c’est dans la solitude souveraine de l’isoloir que se scellera, le moment venu, le destin des illusionnistes.
À bon entendeur…


Le Crépuscule des Illusions

