C’est une sortie médiatique très attendue qu’a offerte Mamadou FAYE, l’ancien président de la Cour des comptes, dans un entretien paru ce jeudi 18 juin 2026 dans les colonnes du quotidien L’Observateur. Alors qu’il achève son magistère de dix années à la tête de la juridiction financière, le magistrat est revenu, sur quelques-uns des dossiers chauds qui ont émaillé son parcours notamment la question sur la dette publique, née de la publication du rapport de l’institution en février 2025, qui a concentré l’attention des lecteurs. Face à ce sujet qui avait secoué la classe politique et les milieux économiques, Mamadou FAYE a choisi d’apporter des éclaircissements.
Interrogé sur ce qu’il retenait de cette affaire et sur le terme polémique de «dette cachée» qui avait envahi les titres de la presse et les tribunes politiques, l’ancien président de la Cour des comptes a répondu sans ambages.
«Je vous renvoie simplement à notre rapport : vous ne verrez pas, dans une page du rapport, où est mentionnée ‘dette cachée’. Alors, je ne vais pas me prononcer parce que c’est le contexte et le moment où je parle, qui ne s’y prêtent pas. Donc, vraiment, je suis mal placé pour parler, c’est pourquoi je vous renvoie au rapport pour dire s’il y a dette cachée ou pas. Je préfère ne pas me prononcer pour le moment sur ces aspects-là, je vous renvoie simplement à notre rapport», a-t-il asséné.
Il souligne que le rapport de février 2025, dans sa lettre et son esprit, n’a jamais utilisé cette formulation hautement connotée, préférant s’en tenir aux constats chiffrés et aux anomalies de gestion.
Il faut rappeler qu’en février 2025, la publication de ce rapport avait provoqué un véritable séisme dans le paysage politique sénégalais. Les conclusions de la juridiction faisaient état de dysfonctionnements majeurs dans la gestion de la dette publique sous le régime précédent, évoquant des montages financiers complexes et des engagements hors bilan qui avaient conduit le pouvoir actuel et une partie de la société civile à dénoncer avec vigueur ce qu’ils qualifiaient alors de «dette cachée».
«La Cour des comptes a fait son travail, suivant les normes, en calculant, par la méthode TOFE (Tableau des opérations financières de l’État, NDLR), le ratio dette/PIB. Il y a aussi l’autre méthode, la méthode budgétaire : ‘recette – dépense’, et le résultat que vous trouvez, vous le mettez sur le PIB, et ça vous donnera un résultat. C’est la méthode que nous avions toujours utilisée. C’est très simple : les deux méthodes de calcul auraient pu ou dû arriver au même résultat si le tableau de passage était utilisé», lance-t-il.
walf
Interrogé sur ce qu’il retenait de cette affaire et sur le terme polémique de «dette cachée» qui avait envahi les titres de la presse et les tribunes politiques, l’ancien président de la Cour des comptes a répondu sans ambages.
«Je vous renvoie simplement à notre rapport : vous ne verrez pas, dans une page du rapport, où est mentionnée ‘dette cachée’. Alors, je ne vais pas me prononcer parce que c’est le contexte et le moment où je parle, qui ne s’y prêtent pas. Donc, vraiment, je suis mal placé pour parler, c’est pourquoi je vous renvoie au rapport pour dire s’il y a dette cachée ou pas. Je préfère ne pas me prononcer pour le moment sur ces aspects-là, je vous renvoie simplement à notre rapport», a-t-il asséné.
Il souligne que le rapport de février 2025, dans sa lettre et son esprit, n’a jamais utilisé cette formulation hautement connotée, préférant s’en tenir aux constats chiffrés et aux anomalies de gestion.
Il faut rappeler qu’en février 2025, la publication de ce rapport avait provoqué un véritable séisme dans le paysage politique sénégalais. Les conclusions de la juridiction faisaient état de dysfonctionnements majeurs dans la gestion de la dette publique sous le régime précédent, évoquant des montages financiers complexes et des engagements hors bilan qui avaient conduit le pouvoir actuel et une partie de la société civile à dénoncer avec vigueur ce qu’ils qualifiaient alors de «dette cachée».
«La Cour des comptes a fait son travail, suivant les normes, en calculant, par la méthode TOFE (Tableau des opérations financières de l’État, NDLR), le ratio dette/PIB. Il y a aussi l’autre méthode, la méthode budgétaire : ‘recette – dépense’, et le résultat que vous trouvez, vous le mettez sur le PIB, et ça vous donnera un résultat. C’est la méthode que nous avions toujours utilisée. C’est très simple : les deux méthodes de calcul auraient pu ou dû arriver au même résultat si le tableau de passage était utilisé», lance-t-il.
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Mamadou FAYE, Président sortant de la Cour des comptes : « Le mot dette cachée ne figure pas dans notre rapport»
