C’est un message interne, d’apparence anodine mais politiquement dévastateur, qui circule ces dernières heures entre les représentants du Peuple. Un message qui met à nu les rouages d’un système que beaucoup croyaient révolu. Guy Marius Sagna doit s’arracher les cheveux. L’intitulé de l’opération pourrait prêter à sourire s’il ne s’agissait pas des deniers ou de l’image de l’institution parlementaire : l’«appui Tabaski».
L’affaire se règle visiblement dans la plus grande décontraction, à coups de transferts d’argent mobile. Le protocole communiqué aux députés en provenance de la Questure est d’une simplicité déconcertante : «Tous ceux qui désirent emprunter de l’argent peuvent m’envoyer leur numéro de téléphone Orange Money, plus les prénom et nom.» Une gestion de caisse d’avance qui ressemble davantage à une tontine de quartier ou à un service de micro-crédit informel qu’à la rigueur attendue d’une haute institution de la République.
Preuve que le système est bien huilé et institutionnalisé, les règles d’octroi de ces prêts sont déjà calées sur les fêtes précédentes. C’est le principe du cumul des crédits qui dicte les plafonds. Pour les «nouveaux» emprunteurs : un plafond de 500 000 F Cfa est accordé à ceux qui n’avaient pas sollicité d’aide pour la Korité. Pour les récidivistes : une limite de 300 000 F Cfa est fixée pour les députés ayant déjà un encours lié à la fête de la Korité. Chaque honorable député est ainsi invité à «indiquer le montant à emprunter» pour recevoir son transfert directement sur son téléphone.
La rupture au régime sec ?
Cette affaire de «prêts Tabaski» réveille de vieux démons et s’inscrit dans une continuité flagrante avec les pratiques de l’ancien régime. Elle intervient surtout après le feuilleton des véhicules des députés, qui avait déjà installé un malaise au sein de l’opinion publique. Pour le citoyen lambda, étouffé par la cherté de la vie et le prix du mouton, voir les députés -déjà confortablement rémunérés- bénéficier de facilités de caisse et de prêts d’urgence pour les fêtes religieuses passe mal. Très mal.
A l’heure où les discours officiels prônent la reddition des comptes, la transparence et la fin des privilèges indus, ce «business comme d’habitude» à l’Assemblée nationale démontre que la transition vers la rupture promise se heurte, pour l’instant, au confort de nos parlementaires.
Le Quotidien
L’affaire se règle visiblement dans la plus grande décontraction, à coups de transferts d’argent mobile. Le protocole communiqué aux députés en provenance de la Questure est d’une simplicité déconcertante : «Tous ceux qui désirent emprunter de l’argent peuvent m’envoyer leur numéro de téléphone Orange Money, plus les prénom et nom.» Une gestion de caisse d’avance qui ressemble davantage à une tontine de quartier ou à un service de micro-crédit informel qu’à la rigueur attendue d’une haute institution de la République.
Preuve que le système est bien huilé et institutionnalisé, les règles d’octroi de ces prêts sont déjà calées sur les fêtes précédentes. C’est le principe du cumul des crédits qui dicte les plafonds. Pour les «nouveaux» emprunteurs : un plafond de 500 000 F Cfa est accordé à ceux qui n’avaient pas sollicité d’aide pour la Korité. Pour les récidivistes : une limite de 300 000 F Cfa est fixée pour les députés ayant déjà un encours lié à la fête de la Korité. Chaque honorable député est ainsi invité à «indiquer le montant à emprunter» pour recevoir son transfert directement sur son téléphone.
La rupture au régime sec ?
Cette affaire de «prêts Tabaski» réveille de vieux démons et s’inscrit dans une continuité flagrante avec les pratiques de l’ancien régime. Elle intervient surtout après le feuilleton des véhicules des députés, qui avait déjà installé un malaise au sein de l’opinion publique. Pour le citoyen lambda, étouffé par la cherté de la vie et le prix du mouton, voir les députés -déjà confortablement rémunérés- bénéficier de facilités de caisse et de prêts d’urgence pour les fêtes religieuses passe mal. Très mal.
A l’heure où les discours officiels prônent la reddition des comptes, la transparence et la fin des privilèges indus, ce «business comme d’habitude» à l’Assemblée nationale démontre que la transition vers la rupture promise se heurte, pour l’instant, au confort de nos parlementaires.
Le Quotidien


Avances pour la Tabaski : EL MALICK ACCORDE 500 MILLE F AUX DÉPUTÉS
