Hier matin, le cœur de la cité du rail s'est figé. En occupant massivement les voies ferrées et en s’asseyant à même les rails, les ex-cheminots ont délibérément provoqué la paralysie totale de la circulation des convois. Cet acte de protestation spectaculaire témoigne de la profonde impasse sociale dans laquelle s'enlisent ces retraités du secteur public. Selon les représentants du collectif, plus d’une centaine d’anciens agents attendent toujours, dans une précarité grandissante, le versement intégral de leurs droits de retraite.
Un appel solennel aux autorités financières
Devant le blocage du réseau et l'impact économique immédiat de leur action, les manifestants ont choisi de porter le débat au plus haut niveau de l'État. S’exprimant au nom de ses pairs, le porte-parole du collectif, Galaye Lô, a interpellé directement le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, exigeant un arbitrage définitif et sans délai de ce dossier :
« Cet argent nous appartient et l'État doit nous le verser. Nous ne réclamons que le fruit de nos années de labeur au service du pays », a-t-il martelé avec gravité.
Le spectre des passifs sociaux dans le secteur public
Ce nouveau bras de fer, ultime recours pour ces serviteurs de l'État, met en lumière une crise sociale chronique qui fragilise le patrimoine ferroviaire national. En immobilisant les trains, les anciens cheminots espèrent susciter une réaction immédiate du gouvernement pour le déblocage effectif de leurs indemnités.
Au-delà de la situation locale, ce conflit réactive le débat complexe de la gestion des passifs sociaux au Sénégal, illustrant de manière poignante la vulnérabilité des anciens agents des entreprises publiques restructurées et le défi permanent que représente le traitement de leurs droits dans le secteur des transports.
Un appel solennel aux autorités financières
Devant le blocage du réseau et l'impact économique immédiat de leur action, les manifestants ont choisi de porter le débat au plus haut niveau de l'État. S’exprimant au nom de ses pairs, le porte-parole du collectif, Galaye Lô, a interpellé directement le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, exigeant un arbitrage définitif et sans délai de ce dossier :
« Cet argent nous appartient et l'État doit nous le verser. Nous ne réclamons que le fruit de nos années de labeur au service du pays », a-t-il martelé avec gravité.
Le spectre des passifs sociaux dans le secteur public
Ce nouveau bras de fer, ultime recours pour ces serviteurs de l'État, met en lumière une crise sociale chronique qui fragilise le patrimoine ferroviaire national. En immobilisant les trains, les anciens cheminots espèrent susciter une réaction immédiate du gouvernement pour le déblocage effectif de leurs indemnités.
Au-delà de la situation locale, ce conflit réactive le débat complexe de la gestion des passifs sociaux au Sénégal, illustrant de manière poignante la vulnérabilité des anciens agents des entreprises publiques restructurées et le défi permanent que représente le traitement de leurs droits dans le secteur des transports.


Climat de tension à thiès : les ex-agents des chemins de fer bloquent le réseau ferroviaire, réclamant la liquidation de leurs droits à la retraite
