Ahmadou Alhaminou Mohamed LO, soixante ans, nationalité sénégalaise, est nommé Premier Ministre. Économiste de formation, spécialiste de la macroéconomie, de la régulation bancaire, des marchés financiers et de la finance islamique, il est membre du Gouvernement depuis avril 2024 et compte parmi les artisans de la mise en marche de la nouvelle gouvernance.
Il est issu du Prytanée militaire de Saint-Louis, où il décroche en 1985 le baccalauréat scientifique avec mention Bien comme major de promotion. Il poursuit à l'Université Cheikh Anta Diop, où il obtient une maîtrise en sciences économiques, après un Diplôme d'Études de Techniques Bancaires au Centre Ouest-Africain de Formation et d'Études Bancaires de Dakar. Il complète son parcours en 2023 par un Executive Master in Islamic Finance à l'INCEIF University de Kuala Lumpur.
L'essentiel de sa carrière s'écrit à la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest, qu'il intègre en 1987 et où il gravit progressivement tous les échelons. Chef du service de la trésorerie, puis chef du service chargé des opérations de marché, il devient successivement Directeur des opérations de marché, Directeur des activités bancaires et du financement des économies, Directeur général de l'organisation et des systèmes d'information. Nommé Directeur national pour le Sénégal en décembre 2016, fonction qu'il cumule à partir de mai 2021 avec celle de Conseiller du Gouverneur, il accède en février 2024 au Secrétariat général de l'Institution, à son siège de Dakar.
Au cours de la décennie écoulée à la BCEAO, il accompagne l'État du Sénégal dans ses émissions d'eurobonds sur les marchés financiers internationaux, dans ses échanges avec Standard & Poor's et Moody's, et dans les négociations conduites avec le Fonds monétaire international au titre des programmes ISPE et ICPE. Il pilote la structuration des relations entre les banques locales et les investisseurs étrangers dans le développement des exploitations pétrolières et gazières. Il coordonne par ailleurs le groupe de travail BCEAO-Banque islamique de développement sur la promotion de la finance islamique dans l'UMOA, prend part aux travaux de la feuille de route pour la monnaie unique de la CEDEAO et participe au schéma de restructuration du système bancaire sénégalais des années quatre-vingt-dix.
Il représente par ailleurs le Président du Conseil d'administration du Fonds de Garantie de Dépôt et de Résolution de l'UMOA et siège au Conseil de la Caisse de Retraite par Répartition des Agents d'encadrement de l'Union. Il parle et écrit le français et l'anglais, et lit l'arabe.
Appelé au Gouvernement le 5 avril 2024, dès la formation de la nouvelle équipe issue de l'alternance, il en devient le Ministre Secrétaire général. Pendant un peu plus d'un an, il est le pivot administratif du Conseil des Ministres, le coordonnateur de l'action interministérielle, le garant de la cohérence et du suivi des décisions présidentielles. Il assure à ce titre le démarrage opérationnel de la nouvelle gouvernance, dans une séquence inédite de refondation des chantiers stratégiques. Le 30 avril 2025, le Président de la République le promeut Ministre d'État, Ministre auprès de la Présidence, chargé du suivi, du pilotage et de l'évaluation de l'Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ». Il en devient le maître d'œuvre opérationnel, responsable de son cadencement, des arbitrages techniques qu'il appelle et de la mesure de ses résultats à l'échelle de l'ensemble de l'action publique.
En le portant à la Primature, le Président de la République confie l'exécutif à un haut commis de l'État rompu aux questions monétaires et financières, présent au cœur du Gouvernement depuis le premier jour de la nouvelle ère, et déjà responsable, au sein de la Présidence, de la conduite opérationnelle de l'Agenda national de transformation.
Citations importantes tirées de sa première prise de parole
Sur le sens qu'il donne à sa nouvelle fonction, le Premier Ministre a déclaré : « Je considère cette nouvelle charge comme un sacerdoce. » Il en a situé l'origine dans son éducation familiale, dans la devise du Prytanée militaire de Saint-Louis - Savoir pour mieux Servir - et dans sa longue carrière à la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest.
Sur la situation du pays, il a posé un diagnostic sans détour : « Nous devons tous être conscients du contexte d'urgence dans lequel se trouve notre pays. » Il a cité la situation des finances publiques, l'impact de la crise au Moyen-Orient sur les prix énergétiques et alimentaires, les tensions sociales récurrentes adossées à cette situation et un environnement sécuritaire sous-régional dégradé.
Sur le sens du moment, il a affirmé : « Le Sénégal est à un tournant. Cela appelle à une mobilisation de la Nation. » Il a appelé l'ensemble des composantes du pays - Sénégalais d'ici et d'ailleurs, jeunes, femmes, ruraux, citadins, société civile, autorités religieuses et coutumières - à se mobiliser autour de l'Agenda national de transformation - Sénégal 2050.
Sur la nature politique de la séquence qui s'ouvre, il a précisé : « Il ne s'agit point d'un changement de cap » dans les engagements de transformation systémique du Sénégal, mais « d'un changement de méthode dans la cohérence institutionnelle et de l'action gouvernementale, voulu par le Chef de l'État », dans la fidélité aux engagements du PROJET et avec pour socle le PASTEF.
À l'adresse du secteur privé local, des partenaires techniques et financiers et des investisseurs étrangers, il a livré un message d'apaisement : « Le Sénégal est un pays sûr et fiable, et entend le rester. »
Au peuple sénégalais, il a enfin adressé une conviction qui scelle sa relation au Chef de l'État : « Seuls les intérêts du pays ont toujours guidé les décisions du Président de la République dans la marche de l'État. »
Il est issu du Prytanée militaire de Saint-Louis, où il décroche en 1985 le baccalauréat scientifique avec mention Bien comme major de promotion. Il poursuit à l'Université Cheikh Anta Diop, où il obtient une maîtrise en sciences économiques, après un Diplôme d'Études de Techniques Bancaires au Centre Ouest-Africain de Formation et d'Études Bancaires de Dakar. Il complète son parcours en 2023 par un Executive Master in Islamic Finance à l'INCEIF University de Kuala Lumpur.
L'essentiel de sa carrière s'écrit à la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest, qu'il intègre en 1987 et où il gravit progressivement tous les échelons. Chef du service de la trésorerie, puis chef du service chargé des opérations de marché, il devient successivement Directeur des opérations de marché, Directeur des activités bancaires et du financement des économies, Directeur général de l'organisation et des systèmes d'information. Nommé Directeur national pour le Sénégal en décembre 2016, fonction qu'il cumule à partir de mai 2021 avec celle de Conseiller du Gouverneur, il accède en février 2024 au Secrétariat général de l'Institution, à son siège de Dakar.
Au cours de la décennie écoulée à la BCEAO, il accompagne l'État du Sénégal dans ses émissions d'eurobonds sur les marchés financiers internationaux, dans ses échanges avec Standard & Poor's et Moody's, et dans les négociations conduites avec le Fonds monétaire international au titre des programmes ISPE et ICPE. Il pilote la structuration des relations entre les banques locales et les investisseurs étrangers dans le développement des exploitations pétrolières et gazières. Il coordonne par ailleurs le groupe de travail BCEAO-Banque islamique de développement sur la promotion de la finance islamique dans l'UMOA, prend part aux travaux de la feuille de route pour la monnaie unique de la CEDEAO et participe au schéma de restructuration du système bancaire sénégalais des années quatre-vingt-dix.
Il représente par ailleurs le Président du Conseil d'administration du Fonds de Garantie de Dépôt et de Résolution de l'UMOA et siège au Conseil de la Caisse de Retraite par Répartition des Agents d'encadrement de l'Union. Il parle et écrit le français et l'anglais, et lit l'arabe.
Appelé au Gouvernement le 5 avril 2024, dès la formation de la nouvelle équipe issue de l'alternance, il en devient le Ministre Secrétaire général. Pendant un peu plus d'un an, il est le pivot administratif du Conseil des Ministres, le coordonnateur de l'action interministérielle, le garant de la cohérence et du suivi des décisions présidentielles. Il assure à ce titre le démarrage opérationnel de la nouvelle gouvernance, dans une séquence inédite de refondation des chantiers stratégiques. Le 30 avril 2025, le Président de la République le promeut Ministre d'État, Ministre auprès de la Présidence, chargé du suivi, du pilotage et de l'évaluation de l'Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ». Il en devient le maître d'œuvre opérationnel, responsable de son cadencement, des arbitrages techniques qu'il appelle et de la mesure de ses résultats à l'échelle de l'ensemble de l'action publique.
En le portant à la Primature, le Président de la République confie l'exécutif à un haut commis de l'État rompu aux questions monétaires et financières, présent au cœur du Gouvernement depuis le premier jour de la nouvelle ère, et déjà responsable, au sein de la Présidence, de la conduite opérationnelle de l'Agenda national de transformation.
Citations importantes tirées de sa première prise de parole
Sur le sens qu'il donne à sa nouvelle fonction, le Premier Ministre a déclaré : « Je considère cette nouvelle charge comme un sacerdoce. » Il en a situé l'origine dans son éducation familiale, dans la devise du Prytanée militaire de Saint-Louis - Savoir pour mieux Servir - et dans sa longue carrière à la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest.
Sur la situation du pays, il a posé un diagnostic sans détour : « Nous devons tous être conscients du contexte d'urgence dans lequel se trouve notre pays. » Il a cité la situation des finances publiques, l'impact de la crise au Moyen-Orient sur les prix énergétiques et alimentaires, les tensions sociales récurrentes adossées à cette situation et un environnement sécuritaire sous-régional dégradé.
Sur le sens du moment, il a affirmé : « Le Sénégal est à un tournant. Cela appelle à une mobilisation de la Nation. » Il a appelé l'ensemble des composantes du pays - Sénégalais d'ici et d'ailleurs, jeunes, femmes, ruraux, citadins, société civile, autorités religieuses et coutumières - à se mobiliser autour de l'Agenda national de transformation - Sénégal 2050.
Sur la nature politique de la séquence qui s'ouvre, il a précisé : « Il ne s'agit point d'un changement de cap » dans les engagements de transformation systémique du Sénégal, mais « d'un changement de méthode dans la cohérence institutionnelle et de l'action gouvernementale, voulu par le Chef de l'État », dans la fidélité aux engagements du PROJET et avec pour socle le PASTEF.
À l'adresse du secteur privé local, des partenaires techniques et financiers et des investisseurs étrangers, il a livré un message d'apaisement : « Le Sénégal est un pays sûr et fiable, et entend le rester. »
Au peuple sénégalais, il a enfin adressé une conviction qui scelle sa relation au Chef de l'État : « Seuls les intérêts du pays ont toujours guidé les décisions du Président de la République dans la marche de l'État. »


Profil du nouveau Premier Ministre de la République du Sénégal
