À l’occasion de la célébration de son cinquième anniversaire, l’Office National de Recouvrement des Avoirs Criminels (ONRAC) a dressé le bilan exhaustif de l’exercice 2025, une année légitimement qualifiée de charnière dans l'ancrage et la pérennisation de ses activités de gestion et de recouvrement.
Sur le front des saisies et des ordonnances judiciaires, l’institution a vu son activité s'intensifier de manière spectaculaire en enregistrant 200 saisies, soit une progression fulgurante de 104 % par rapport à l’année précédente.
Cet essor remarquable témoigne du raffinement des actions de sensibilisation, du renforcement des compétences des acteurs de la chaîne pénale, ainsi que de l’affirmation croissante du Pool Judiciaire Financier (PJF). Ce dernier a, à lui seul, émis 38 des 200 ordonnances, talonnant ainsi le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar, qui en dénombre 49.
Les flux financiers appréhendés reflètent cette dynamique : les saisies bancaires ont culminé à 13,8 milliards de FCFA, marquant une hausse de 247 % en glissement annuel, tandis que les cautionnements versés ont connu une trajectoire exponentielle, s'établissant à 21,2 milliards de FCFA contre 1,4 milliard en 2024.
Cette augmentation vertigineuse de 1463 % représente un apport subsidiaire de 19,8 milliards de FCFA. Au total, les juridictions ont confié la garde de 3 889 biens à l’Office, lequel a parallèlement œuvré à la formation de 188 professionnels de la justice au cours de diverses tournées et sessions d'étude.
Le chapitre des aliénations publiques révèle une efficacité tout aussi probante. L’Office a orchestré 19 ventes aux enchères réparties dans 6 régions du Sénégal, scellant le sort de 2 925 biens pour un produit global de 2,23 milliards de FCFA. Si la région de Kédougou, sous l'impulsion de ses activités d'orpaillage, s'adjuge la part le plus substantielle du volume des lots vendus, la capitale, Dakar, demeure le principal poumon financier de ces opérations en générant le plus fort taux de recettes.
L’examen des confiscations, des cautionnements et des restitutions achève de dessiner les contours d'une année d'exception.
Quatorze décisions de confiscation ont été exécutées en 2025, contre 5 lors de l'exercice précédent, soit une hausse appréciable de 180 %. En contrepoint, la justice distributive a suivi son cours à travers 30 décisions de restitution, permettant de rétrocéder la somme de 913,6 millions de FCFA aux ayants droit.
L’ONRAC a également pris en charge 7 ordonnances de gestion (dont 5 portaient sur des espèces et 2 sur des biens meubles) ainsi que 2 ordonnances de saisie de créances d’un montant de 528,5 millions de FCFA, diligentées sous l’égide du PJF.
L'analyse typologique de ces données révèle que 79 % des confiscations transmises découlent d'infractions à la législation sur les stupéfiants (cession et détention), alors que les cautionnements trouvent principalement leur source dans des procédures liées à l’association de malfaiteurs, au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.
Enfin, l’Office a réaffirmé son rôle de pivot doctrinal en matière d’assistance technique et de développement des compétences. Entre avril et mai 2025, de vastes campagnes de sensibilisation menées à Dakar, Diourbel, Thiès, Saint-Louis et Kédougou ont permis d'aller à la rencontre de 95 officiers de police judiciaire, élèves sous-officiers et magistrats.
En outre, des séminaires spécialisés ont rassemblé 93 auditeurs, au premier rang desquels figuraient des magistrats (51 %) et des officiers de police judiciaire (30 %), épaulés par divers autres acteurs du droit (15 %) et des greffiers (4 %). Soucieux d'essaimer cette culture institutionnelle dès la formation initiale, l’ONRAC a dispensé ses enseignements au sein des grandes écoles d’application : 25 auditeurs ont ainsi été touchés au CNFPJ de la Gendarmerie, 50 à l’École des officiers de la Gendarmerie, 27 au sein de la Police nationale, et 291 à l’École des sous-officiers de la Gendarmerie.
Sur le front des saisies et des ordonnances judiciaires, l’institution a vu son activité s'intensifier de manière spectaculaire en enregistrant 200 saisies, soit une progression fulgurante de 104 % par rapport à l’année précédente.
Cet essor remarquable témoigne du raffinement des actions de sensibilisation, du renforcement des compétences des acteurs de la chaîne pénale, ainsi que de l’affirmation croissante du Pool Judiciaire Financier (PJF). Ce dernier a, à lui seul, émis 38 des 200 ordonnances, talonnant ainsi le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar, qui en dénombre 49.
Les flux financiers appréhendés reflètent cette dynamique : les saisies bancaires ont culminé à 13,8 milliards de FCFA, marquant une hausse de 247 % en glissement annuel, tandis que les cautionnements versés ont connu une trajectoire exponentielle, s'établissant à 21,2 milliards de FCFA contre 1,4 milliard en 2024.
Cette augmentation vertigineuse de 1463 % représente un apport subsidiaire de 19,8 milliards de FCFA. Au total, les juridictions ont confié la garde de 3 889 biens à l’Office, lequel a parallèlement œuvré à la formation de 188 professionnels de la justice au cours de diverses tournées et sessions d'étude.
Le chapitre des aliénations publiques révèle une efficacité tout aussi probante. L’Office a orchestré 19 ventes aux enchères réparties dans 6 régions du Sénégal, scellant le sort de 2 925 biens pour un produit global de 2,23 milliards de FCFA. Si la région de Kédougou, sous l'impulsion de ses activités d'orpaillage, s'adjuge la part le plus substantielle du volume des lots vendus, la capitale, Dakar, demeure le principal poumon financier de ces opérations en générant le plus fort taux de recettes.
L’examen des confiscations, des cautionnements et des restitutions achève de dessiner les contours d'une année d'exception.
Quatorze décisions de confiscation ont été exécutées en 2025, contre 5 lors de l'exercice précédent, soit une hausse appréciable de 180 %. En contrepoint, la justice distributive a suivi son cours à travers 30 décisions de restitution, permettant de rétrocéder la somme de 913,6 millions de FCFA aux ayants droit.
L’ONRAC a également pris en charge 7 ordonnances de gestion (dont 5 portaient sur des espèces et 2 sur des biens meubles) ainsi que 2 ordonnances de saisie de créances d’un montant de 528,5 millions de FCFA, diligentées sous l’égide du PJF.
L'analyse typologique de ces données révèle que 79 % des confiscations transmises découlent d'infractions à la législation sur les stupéfiants (cession et détention), alors que les cautionnements trouvent principalement leur source dans des procédures liées à l’association de malfaiteurs, au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.
Enfin, l’Office a réaffirmé son rôle de pivot doctrinal en matière d’assistance technique et de développement des compétences. Entre avril et mai 2025, de vastes campagnes de sensibilisation menées à Dakar, Diourbel, Thiès, Saint-Louis et Kédougou ont permis d'aller à la rencontre de 95 officiers de police judiciaire, élèves sous-officiers et magistrats.
En outre, des séminaires spécialisés ont rassemblé 93 auditeurs, au premier rang desquels figuraient des magistrats (51 %) et des officiers de police judiciaire (30 %), épaulés par divers autres acteurs du droit (15 %) et des greffiers (4 %). Soucieux d'essaimer cette culture institutionnelle dès la formation initiale, l’ONRAC a dispensé ses enseignements au sein des grandes écoles d’application : 25 auditeurs ont ainsi été touchés au CNFPJ de la Gendarmerie, 50 à l’École des officiers de la Gendarmerie, 27 au sein de la Police nationale, et 291 à l’École des sous-officiers de la Gendarmerie.


Saisies, cautionnements et confiscations : ce que révèle le rapport annuel 2025 de l’ONRAC sur le recouvrement des avoirs criminels


