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Affaire de mœurs à Yeumbeul : cinq présumés homosexuels, incluant un agent des forces de sécurité, mis à la disposition du procureur

Rédigé par Dakarposte le Jeudi 16 Juillet 2026 à 06:42 modifié le Jeudi 16 Juillet 2026 - 08:42

Affaire de mœurs à Yeumbeul : cinq présumés homosexuels, incluant un agent des forces de sécurité, mis à la disposition du procureur
Le commissariat d'arrondissement de Yeumbeul a déféré, mardi dernier, cinq individus présumés coupables d'actes contre nature devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye.

Les chefs d'accusation retenus incluent l'association de malfaiteurs, la commission d'actes contre nature, la transmission volontaire du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ainsi que la mise en danger de la vie d'autrui.

Il est à noter que parmi les mis en cause figure un membre actif des Forces de défense et de sécurité.

Entendu par les enquêteurs, le plaignant, H. Sarr, a corroboré sa déposition initiale. Il a précisé avoir fait la connaissance du mis en cause dans le cadre de son activité commerciale, après lui avoir cédé des volailles par le passé.
Si cette transaction avait donné lieu à un échange de coordonnées, aucune familiarité ni échange épistolaire n'avait subsisté entre eux.

À sa vive stupéfaction, le sieur S. E. T. Y. Leye lui a adressé des correspondances nocturnes, aux alentours de minuit le 9 juillet 2026.

L'invitant à se rendre à son domicile de Yeumbeul Thierno Ndiaye, il a spécifié que son épouse était absente. En dépit de leur identité de genre, ces messages revêtaient un caractère sans équivoque : le suspect conviait le jeune commerçant à partager son intimité jusqu'à l'aube, lui assurant que tout le nécessaire avait été préparé. Pour hâter cette venue, S. E. T. Y. Leye a assorti ses requêtes de contenus audiovisuels explicites.

Profondément bouleversé par ces agissements, le jeune marchand s’en ouvrit à son père. Ce dernier intima aussitôt l'ordre à son autre fils, A. SARR, d'escorter le plaignant jusqu'au poste de police afin d'y consigner officiellement sa plainte.




Le stratagème policier et la chute du suspect.


Forts de ces révélations accablantes, les limiers de la Brigade de recherches se dirigèrent sans délai vers les lieux désignés, escortant la victime. Afin de tendre une souricière au suspect, les forces de l'ordre enjoignirent au plaignant de simuler un acquiescement à l'invitation et de lui transmettre un message attestant de son arrivée imminente.
C'est au terme de cette manœuvre que S. E. T. Y. LEYE fut appréhendé par les autorités, aux alentours d'une heure du matin, alors qu'il franchissait le seuil de sa concession pour accueillir sa future proie.


Conduit à l'hôtel de police et dûment instruit de ses droits liés à la défense, le suspect a été soumis au régime de la garde à vue, mesure dictée par les impératifs de l'instruction.
Dans le cadre de cette procédure, son téléphone mobile a été confisqué et placé sous scellés afin de permettre une investigation numérique rigoureuse.
L'examen minutieux de l'appareil a promptement révélé des correspondances intimes d'une nature éminemment explicite.

Au sein de la messagerie WhatsApp, les enquêteurs ont mis en lumière une conversation datée du mercredi 8 juillet 2026, entretenue avec un individu identifié sous le nom de Saer.
Lors de cet échange, qui se composait de missives textuelles et d'une séquence vocale d'une durée de deux minutes, S. E. T. Y. LEYE a adressé à son vis-à-vis des propos à caractère sexuel particulièrement crus.
Confronté à ces éléments probants, le prévenu est passé aux aveux, reconnaissant que cet interlocuteur, surnommé Goumbala, était son partenaire attitré. Il a en outre précisé que ce dernier appartenait aux Forces de défense et de sécurité.

Poursuivant leurs investigations, les enquêteurs ont exploré le profil TikTok de l'enseignant, mettant au jour une conversation épistolaire nocturne, échangée entre vingt heures quarante et minuit dix-sept, avec le dénommé L. SENE. Au fil de ces échanges, le premier suspect multipliait les avances explicites, auxquelles son interlocuteur opposait son labeur en cours, tout en lui divulguant ses coordonnées personnelles.

Grâce à cette trace numérique, les limiers ont pu appréhender L. SENE, le jeudi 9 juillet 2026 vers dix-huit heures, aux abords du marché Zing de Pikine. Lors de son interpellation, l'individu avait en sa possession deux appareils de téléphonie mobile — un iPhone 12 Pro Max et un Tecno Pop 10C — qui furent immédiatement confisqués pour les nécessités de l'instruction.


L'exploitation minutieuse du téléphone portable de L. Sene a révélé de nouveaux prolongements, conduisant les enquêteurs à procéder à d'autres arrestations le dimanche 12 juillet 2026, aux alentours de vingt heures.

Les forces de l'ordre ont d'abord appréhendé le nommé M. Kane à la Médina, avant d'y interpeller également M. Seck, lequel usurpait l'identité de M. M. Camara.

Parallèlement, S. Khoule, membre des Forces de défense et de sécurité, a été interpellé à la suite des accusations directes portées contre lui par l'enseignant.Les investigations ont permis de définir avec une précision chirurgicale l'implication de chacun des cinq mis en cause au sein de ce réseau.

Le sieur S. E. T. Y. Leye, enseignant quadragénaire résidant à Yeumbeul, a, lors de ses auditions, concédé une reconnaissance partielle des faits.
S'il a initialement tenté de dissimuler la nature de ses rencontres sous le couvert d'une simple invitation à partager une collation, la confrontation avec les données probantes issues de son appareil mobile l'a contraint à davantage de transparence.

Il a ainsi admis son appartenance à ce milieu depuis l'année 2021, reconnaissant avoir entretenu des liaisons sentimentales et des échanges charnels avec plusieurs partenaires, parmi lesquels figuraient S. Khoule, L. Sene, ainsi que les nommés Bocar et M. Saliou.
L'enseignant a notamment confessé avoir partagé une nuitée dans un établissement hôtelier de Ziguinchor en 2021 avec L. Sene, tout en précisant la nature exacte de leurs interactions.
Enfin, il a révélé aux enquêteurs avoir connaissance de sa séropositivité au VIH depuis cette même période.


Le sieur L. Sène, marchand de tissus âgé de trente et un ans et établi à Pikine, a opposé une dénégation farouche aux accusations de pratiques contre nature portées contre lui.
Devant les enquêteurs, il s'est refusé à admettre sa condition d'homosexuel passif, en dépit des missives explicites exhumées de son ordiphone. Il a argué n'avoir rendu visite à l'enseignant, à Ziguinchor, que dans l'unique dessein de solliciter ses prières à l'approche des épreuves du baccalauréat.

S'il a concédé avoir partagé la couche de ce dernier, il a néanmoins soutenu avoir repoussé fermement ses assauts et ses invites charnelles.
L'examen technique de son appareil a toutefois permis aux forces de l'ordre de le confondre, l'identifiant comme adepte de la passivité dans les relations intimes.

Le sieur M. Kane, tailleur de trente-neuf ans demeurant à la Médina, a quant à lui reconnu lors de son audition sa qualité d'homosexuel actif.
Il a précisé qu'il s'enquérait de partenaires passifs par l'entremise des réseaux numériques.
Confessant avoir initié ces mœurs au cours de l'année 2025, il a admis une unique relation, qu'il affirme avoir préservée, avec le susnommé L. Sène, peu avant le mois de ramadan de l'année 2026.Enfin, le sieur M. Seck, usant également de l'identité d'emprunt de M. M. Camara, commerçant de vingt-huit ans domicilié à la Médina, a confessé devant l'autorité de police s'adonner à l'homosexualité active depuis trois ans.
Il a reconnu faire usage de l'application TikTok afin de nouer des idylles. S'il a avoué avoir entretenu des commerces charnels non protégés avec une pluralité d'individus, au nombre desquels figure L. Sène, il a néanmoins déclaré avoir perdu le souvenir précis de l'ultime occurrence de ces rapports.


Au cours de son audition, l'intéressé a soutenu n'avoir jamais subi de dépistage du VIH préalablement à son interpellation, demeurant ainsi dans l'ignorance de son état sérologique.
Le mis en cause, S. Khoule, un agent des Forces de défense et de sécurité âgé de trente et un ans, a catégoriquement réfuté l'ensemble des charges pesant contre lui lors de sa garde à vue.
Il a relaté avoir fait la connaissance de l'enseignant sur le réseau social Facebook en 2022, tissant dès lors des liens amicaux avec ce dernier.
S'il a admis avoir partagé une nuit avec lui à Kaolack, il a néanmoins nié avec véhémence toute consommation d'un acte sexuel. Face aux messages intimes et crus exhumés de la messagerie WhatsApp, l'individu a argué qu'il ne s'agissait que de badinages amicaux.

Toutefois, à l'occasion d'une confrontation menée dans les locaux du commissariat, l'enseignant a persisté dans ses déclarations, attestant formellement de la nature de leur liaison et des attouchements physiques échangés lors de leurs entrevues.

Afin de caractériser avec l'exactitude scientifique requise les charges de transmission de maladie et de mise en danger de la vie d'autrui, les officiers de police ont fait appel à l'expertise du médecin-chef du district sanitaire de Yeumbeul. Ce dernier a été mandaté pour soumettre les cinq individus appréhendés à des examens sérologiques approfondis.

Les conclusions médicales, transmises aux enquêteurs, ont mis en évidence la présence d'anticorps du VIH-1 chez trois des protagonistes : l'enseignant S. E. T. Y. Leye, le marchand d'étoffes L. Sène, et le commerçant M. Seck.

Ce rapport atteste que ces trois hommes sont porteurs du virus depuis plusieurs années. En revanche, le tailleur M. Kane et l'agent des forces de défense et de sécurité S. Khoule ont été déclarés séronégatifs.

Au terme de leur mesure de garde à vue, le mardi 14 juillet 2026, les cinq suspects ont été déférés sous escorte et présentés au Procureur de la République, Monsieur Saliou Dicko, à la tête du parquet de Pikine-Guédiawaye.

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