On a nommé ce soir un nouveau gouvernement. La République, elle, ne se nomme pas : elle se sert. Et parmi les noms appelés, celui de Mouhamadou Makhtar Cissé. Je n’ai rien à découvrir — seulement à confirmer ce que je sais depuis 2015.
J’étais arrivé à la Présidence comme conseiller spécial, en charge du pôle veille, stratégie et communication. Premier spécialiste de la communication à conduire celle du président Macky Sall, j’avais pour mission de réformer, d’innover, donc de déranger. Toute réforme a son cortège de résistances ; c’est même à elles qu’on la reconnaît. Lui, il ne les a pas contournées : il les a comprises. Et parce qu’il les comprenait, il les a appelées par leur nom, puis désarmées une à une. Il ne m’a pas seulement soutenu : il m’a accompagné. Il a été le facteur X de réformes dont les fruits subsistent, indélébiles, dans les pratiques communicationnelles, protocolaires et stratégiques de la Présidence — bien au-delà des changements d’hôtes et de régimes.
Voilà l’homme : un manager du lourd, un gestionnaire dont l’intégrité n’a jamais eu besoin d’être plaidée parce qu’elle se voyait. Courtois sans calcul, prévenant sans façade, d’un sens de l’écoute très au-dessus de la moyenne. Avec Boun Abdallah Dionne, il fut l’un des rares devant qui je m’ouvrais sans arrière-pensée ni crainte. Sa bienveillance, je l’écris sans emphase, est hors normes.
Je n’évoquerai pas son parcours : il parle plus fort que moi. Je dirai seulement ceci, et je l’ai écrit par estime et non par calcul : les hommes de cette trempe ne se mesurent pas aux postes qu’ils occupent, mais à la trace qu’ils laissent quand ils n’y sont plus. Celle de Mouhamadou Makhtar Cissé, je la vois encore, intacte, là où je l’ai vu travailler. C’est un hommage que je n’avais pas besoin d’un décret pour écrire.
Mamadou Thiam Expert en Stratégies, Performance et Transition
J’étais arrivé à la Présidence comme conseiller spécial, en charge du pôle veille, stratégie et communication. Premier spécialiste de la communication à conduire celle du président Macky Sall, j’avais pour mission de réformer, d’innover, donc de déranger. Toute réforme a son cortège de résistances ; c’est même à elles qu’on la reconnaît. Lui, il ne les a pas contournées : il les a comprises. Et parce qu’il les comprenait, il les a appelées par leur nom, puis désarmées une à une. Il ne m’a pas seulement soutenu : il m’a accompagné. Il a été le facteur X de réformes dont les fruits subsistent, indélébiles, dans les pratiques communicationnelles, protocolaires et stratégiques de la Présidence — bien au-delà des changements d’hôtes et de régimes.
Voilà l’homme : un manager du lourd, un gestionnaire dont l’intégrité n’a jamais eu besoin d’être plaidée parce qu’elle se voyait. Courtois sans calcul, prévenant sans façade, d’un sens de l’écoute très au-dessus de la moyenne. Avec Boun Abdallah Dionne, il fut l’un des rares devant qui je m’ouvrais sans arrière-pensée ni crainte. Sa bienveillance, je l’écris sans emphase, est hors normes.
Je n’évoquerai pas son parcours : il parle plus fort que moi. Je dirai seulement ceci, et je l’ai écrit par estime et non par calcul : les hommes de cette trempe ne se mesurent pas aux postes qu’ils occupent, mais à la trace qu’ils laissent quand ils n’y sont plus. Celle de Mouhamadou Makhtar Cissé, je la vois encore, intacte, là où je l’ai vu travailler. C’est un hommage que je n’avais pas besoin d’un décret pour écrire.
Mamadou Thiam Expert en Stratégies, Performance et Transition


Témoignage sur Makhtar Cissé : Le facteur X (Par Mamadou Thiam)
