Le ministère de tutelle en charge des Télécommunications a récemment publié un avis d’appel à candidatures visant le recrutement d’un nouveau Directeur général pour l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP).
Cette initiative intervient alors même que Monsieur Dahirou Thiam, en fonctions depuis le mois de mai 2024, continue d’exercer la plénitude de ses charges à la tête de l’institution régulatrice.
Ingénieur émérite en informatique et télécommunications, l’actuel Directeur général avait succédé à Monsieur Abdou Karim Sall lors d'une cérémonie de passation de service solennelle le 30 mai 2024.
Dès lors, Monsieur Thiam n'a eu de cesse de multiplier les initiatives d’envergure : conclusion d’accords avec l’Union internationale des télécommunications, scellement d’un partenariat stratégique avec l’Université Cheikh Anta Diop, ou encore visites protocolaires auprès d’opérateurs majeurs tels que Paps et Wave Digital Finance.
Plus récemment encore, il s'illustrait par une intervention remarquée sur le rôle cardinal des fréquences radioélectriques dans la sécurité maritime.
À s'en tenir à la densité de cet agenda institutionnel, aucun indice ne laissait présager le crépuscule imminent de son mandat.
C’est précisément cette singulière concomitance qui suscite aujourd'hui l'interrogation des observateurs.
L’ouverture d’une telle procédure de recrutement pour une charge d'ores et déjà pourvue peut obéir à des logiques plurielles : l’anticipation rigoureuse du terme légal d’un mandat, l’application d’une clause statutaire imposant la remise en jeu du siège par la voie du concours, ou, dans une perspective plus éminemment politique, les prémices d’un limogeage ou d'une transition managériale.
La solennité formelle de cet avis, largement relayé par les canaux de communication officiels, exclut toute improvisation et atteste d'une démarche mûrement orchestrée par l’autorité de tutelle.
Pour l'heure, ni le ministère ni l’ARTP n’ont cru devoir expliciter les motivations profondes de cette offre de candidature, ni le sort réservé à Monsieur Dahirou Thiam à l'issue de ce processus.
Il conviendra dès lors d’observer si ce dernier choisira de concourir à sa propre succession, ou si cette procédure sonne, de manière définitive, le glas de sa gouvernance à la tête du régulateur des télécommunications.
Cette initiative intervient alors même que Monsieur Dahirou Thiam, en fonctions depuis le mois de mai 2024, continue d’exercer la plénitude de ses charges à la tête de l’institution régulatrice.
Ingénieur émérite en informatique et télécommunications, l’actuel Directeur général avait succédé à Monsieur Abdou Karim Sall lors d'une cérémonie de passation de service solennelle le 30 mai 2024.
Dès lors, Monsieur Thiam n'a eu de cesse de multiplier les initiatives d’envergure : conclusion d’accords avec l’Union internationale des télécommunications, scellement d’un partenariat stratégique avec l’Université Cheikh Anta Diop, ou encore visites protocolaires auprès d’opérateurs majeurs tels que Paps et Wave Digital Finance.
Plus récemment encore, il s'illustrait par une intervention remarquée sur le rôle cardinal des fréquences radioélectriques dans la sécurité maritime.
À s'en tenir à la densité de cet agenda institutionnel, aucun indice ne laissait présager le crépuscule imminent de son mandat.
C’est précisément cette singulière concomitance qui suscite aujourd'hui l'interrogation des observateurs.
L’ouverture d’une telle procédure de recrutement pour une charge d'ores et déjà pourvue peut obéir à des logiques plurielles : l’anticipation rigoureuse du terme légal d’un mandat, l’application d’une clause statutaire imposant la remise en jeu du siège par la voie du concours, ou, dans une perspective plus éminemment politique, les prémices d’un limogeage ou d'une transition managériale.
La solennité formelle de cet avis, largement relayé par les canaux de communication officiels, exclut toute improvisation et atteste d'une démarche mûrement orchestrée par l’autorité de tutelle.
Pour l'heure, ni le ministère ni l’ARTP n’ont cru devoir expliciter les motivations profondes de cette offre de candidature, ni le sort réservé à Monsieur Dahirou Thiam à l'issue de ce processus.
Il conviendra dès lors d’observer si ce dernier choisira de concourir à sa propre succession, ou si cette procédure sonne, de manière définitive, le glas de sa gouvernance à la tête du régulateur des télécommunications.


Appel à candidatures à l'ARTP : les prémices d'une éviction pour Dahirou Thiam


