Le procès d'Aïssatou Sophie Gladima s'ouvre aujourd'hui devant la Haute Cour de justice, succédant ainsi à la comparution de l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall. Par une ordonnance signée le 7 juillet dernier par le Premier président de la Cour suprême, Mahamadou Mansour Mbaye, l’ouverture des débats au fond a été formellement fixée au mercredi 22 juillet.
Cependant, dès l’entame de l’audience, un report des discussions est fortement pressenti. Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, cette demande de renvoi devrait être formulée par le collectif d’avocats de l'ancienne ministre du Pétrole et des Énergies. Les conseils entendent invoquer le respect des droits de la défense ainsi que le principe du contradictoire, arguant du besoin de disposer du temps et des moyens indispensables à la préparation d'une défense efficace.
Le nœud du problème réside dans un incident de procédure : les services du greffe de la Haute Cour de justice n'auraient notifié le dossier de plaidoirie qu'à un unique conseil, alors que Mme Gladima bénéficie de l'assistance d'un collectif de plusieurs avocats. Il appartiendra donc au président de la juridiction de trancher cet incident, en décidant d’accorder le renvoi sollicité ou d'ordonner l'ouverture immédiate des débats.
Pour rappel, Aïssatou Sophie Gladima est poursuivie pour association de malfaiteurs, détournement et escroquerie portant sur des deniers publics, blanchiment de capitaux et complicité. Bien qu’elle ait bénéficié d’un non-lieu partiel le 7 janvier dernier, la Commission d’instruction l'a néanmoins renvoyée devant la Haute Cour de justice afin d'y répondre de ces différents chefs d'inculpation. L'accusation se fonde principalement sur un rapport de la Cour des comptes ainsi que sur les déclarations de son ancien Directeur de l’administration générale et de l’équipement (DAGE), Alassane Diallo.
Il est notamment grief à l’ancienne ministre d'avoir ordonné le versement de 73,2 millions de francs CFA à la société commerciale du Groupe Issa pour l'édification d'une unité de traitement gravimétrique à Kédougou, alors même que les travaux n’auraient pas débuté. Les autorités judiciaires estiment que ce règlement s'est opéré en violation flagrante des règles de la comptabilité publique. Incarcérée sous mandat de dépôt en mai 2025, l'ancienne ministre avait recouvré la liberté en juillet 2025 au terme de son audition par la Commission d’instruction, avant d'être soumise à une surveillance électronique. Depuis l’initiation de cette procédure, Aïssatou Sophie Gladima réfute l'intégralité des charges retenues contre elle et clame sa totale innocence.
Cependant, dès l’entame de l’audience, un report des discussions est fortement pressenti. Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, cette demande de renvoi devrait être formulée par le collectif d’avocats de l'ancienne ministre du Pétrole et des Énergies. Les conseils entendent invoquer le respect des droits de la défense ainsi que le principe du contradictoire, arguant du besoin de disposer du temps et des moyens indispensables à la préparation d'une défense efficace.
Le nœud du problème réside dans un incident de procédure : les services du greffe de la Haute Cour de justice n'auraient notifié le dossier de plaidoirie qu'à un unique conseil, alors que Mme Gladima bénéficie de l'assistance d'un collectif de plusieurs avocats. Il appartiendra donc au président de la juridiction de trancher cet incident, en décidant d’accorder le renvoi sollicité ou d'ordonner l'ouverture immédiate des débats.
Pour rappel, Aïssatou Sophie Gladima est poursuivie pour association de malfaiteurs, détournement et escroquerie portant sur des deniers publics, blanchiment de capitaux et complicité. Bien qu’elle ait bénéficié d’un non-lieu partiel le 7 janvier dernier, la Commission d’instruction l'a néanmoins renvoyée devant la Haute Cour de justice afin d'y répondre de ces différents chefs d'inculpation. L'accusation se fonde principalement sur un rapport de la Cour des comptes ainsi que sur les déclarations de son ancien Directeur de l’administration générale et de l’équipement (DAGE), Alassane Diallo.
Il est notamment grief à l’ancienne ministre d'avoir ordonné le versement de 73,2 millions de francs CFA à la société commerciale du Groupe Issa pour l'édification d'une unité de traitement gravimétrique à Kédougou, alors même que les travaux n’auraient pas débuté. Les autorités judiciaires estiment que ce règlement s'est opéré en violation flagrante des règles de la comptabilité publique. Incarcérée sous mandat de dépôt en mai 2025, l'ancienne ministre avait recouvré la liberté en juillet 2025 au terme de son audition par la Commission d’instruction, avant d'être soumise à une surveillance électronique. Depuis l’initiation de cette procédure, Aïssatou Sophie Gladima réfute l'intégralité des charges retenues contre elle et clame sa totale innocence.


Haute Cour de Justice : le procès de Sophie Gladima compromis par un incident de procédure

